Section 01
À quoi il sert
Diagnostic du déficit en GH
Le GHRP-2 (pralmoréline) est approuvé au Japon à des fins diagnostiques : il vérifie si l'hypophyse peut produire assez d'hormone de croissance. Un pic post-test sous 9–15 ng/ml (seuil selon le protocole) signale une carence.
▸Formulation clinique
Le GHRP-2 (pralmoréline) est approuvé au Japon pour l'évaluation diagnostique de la réserve sécrétoire hypophysaire de GH. Le test de stimulation au GHRP-2 est considéré comme fiable, avec un seuil de pic de GH < 9-15 ng/mL indiquant un déficit en GH, selon le protocole.
Muscle et graisse corporelle
Des études montrent que le GHRP-2 augmente les taux d'hormone de croissance et d'IGF-1, favorisant gain musculaire et perte de graisse. Chez des volontaires sains, on a noté plus de muscle, rétention d'azote et moins de graisse viscérale.
▸Formulation clinique
La recherche démontre que le GHRP-2 augmente les taux de GH et d'IGF-1, favorisant l'accrétion de masse maigre et la réduction de la masse grasse. Des études chez des volontaires sains montrent des augmentations dose-dépendantes des taux de sécrétion de GH sur 24 heures, avec des améliorations de la masse maigre, de la rétention azotée et de la réduction de la graisse viscérale.
Qualité du sommeil
La prise de GHRP-2 avant le coucher allonge nettement le sommeil profond (stades 3/4) et renforce les pics nocturnes d'hormone de croissance. Cela est étudié pour la récupération et la dégradation du sommeil liée à l'âge.
▸Formulation clinique
Le GHRP-2 administré avant le coucher augmente significativement la durée du sommeil à ondes lentes (stades 3/4) et l'amplitude des pulsations de GH pendant le sommeil. Cela en fait un candidat particulièrement étudié pour l'optimisation de la récupération et la détérioration du sommeil liée à l'âge.
Protection cardiaque
Des études montrent des effets cardioprotecteurs du GHRP-2 non liés directement à l'hormone de croissance : zone lésée réduite lors d'un infarctus, meilleure fonction du ventricule gauche et moins de tissu cicatriciel cardiaque.
▸Formulation clinique
Des études démontrent les effets cardioprotecteurs du GHRP-2 indépendants de la libération de GH, notamment une réduction de la taille de l'infarctus dans des modèles d'ischémie-reperfusion, une amélioration de la fonction ventriculaire gauche et des effets antifibrotiques dans le tissu cardiaque.
Cachexie dans les maladies graves
Dans les états de cachexie — brûlures, septicémie, cachexie liée au sida — des études montrent que le GHRP-2 préserve la masse musculaire et améliore le bilan azoté via la synthèse protéique musculaire stimulée par l'hormone de croissance.
▸Formulation clinique
La recherche dans les états cataboliques (brûlures, sepsis, cachexie liée au sida) montre que le GHRP-2 préserve la masse maigre et améliore le bilan azoté via l'anabolisme protéique médié par la GH.
Métabolisme osseux
La hausse d'hormone de croissance et d'IGF-1 induite par le GHRP-2 stimule l'activité des cellules qui forment l'os. Dans des études précliniques (hors humains), cela a amélioré la densité osseuse et accéléré la guérison des fractures.
▸Formulation clinique
Les élévations de GH et d'IGF-1 stimulées par le GHRP-2 renforcent l'activité des ostéoblastes et la formation osseuse. Des études précliniques montrent une amélioration de la densité minérale osseuse et une consolidation des fractures renforcée.
Section 02
Mécanisme d'action
Déclencher la libération de l'hormone stockée
- Il s'arrime au récepteur de l'hormone de la faim sur les cellules hormono-sécrétrices de l'hypophyse.
- Cet arrimage déclenche une chaîne interne qui libère le calcium stocké dans la cellule.
- L'afflux de calcium expulse hors de la cellule des paquets d'hormone de croissance déjà prête.
▸Formulation clinique
Agonisme du récepteur GHS-R1a
Le GHRP-2 se lie au récepteur des sécrétagogues de l'hormone de croissance 1a (GHS-R1a) sur les cellules somatotropes de l'hypophyse antérieure, activant la signalisation de la phospholipase C médiée par Gq/11. Cela génère de l'IP3 et du DAG, déclenchant la libération de calcium à partir des réserves intracellulaires et activant la PKC. La montée de calcium entraîne l'exocytose des granules de GH stockés.
Appuyer sur l'accélérateur et relâcher le frein
- Au-delà de l'hypophyse, il stimule les neurones cérébraux qui fabriquent le déclencheur naturel de l'hormone de croissance.
- Il réduit aussi la somatostatine, le signal cérébral qui freine normalement la libération de l'hormone de croissance.
- Agir simultanément sur la glande et le cerveau produit la forte réponse hormonale.
▸Formulation clinique
Potentialisation hypothalamique de la GHRH
Au-delà de son action directe sur l'hypophyse, le GHRP-2 stimule les neurones hypothalamiques à GHRH, augmentant la sécrétion endogène de GHRH. Ce double mécanisme — stimulation hypophysaire directe et augmentation de la libération de GHRH — contribue à la réponse robuste de la GH. Le GHRP-2 supprime également le tonus somatostatinergique hypothalamique, levant le principal frein sur la sécrétion de GH.
Influencer aussi le stress et la lactation
- Contrairement à des composés plus sélectifs, il incite l'hypophyse à libérer le déclencheur de l'hormone du stress.
- Le cortisol augmente alors brièvement, typiquement de 15 à 30 %.
- Il libère aussi la prolactine, l'hormone de la lactation, à partir d'un autre type de cellule hypophysaire.
- Ces effets augmentent avec la dose et sont plus marqués qu'avec l'ipamoréline.
▸Formulation clinique
Stimulation du cortisol et de la prolactine
Contrairement à des agents plus sélectifs, le GHRP-2 active la sécrétion d'ACTH au niveau hypophysaire, entraînant des élévations transitoires du cortisol (généralement une augmentation de 15 à 30 %). Il stimule également la libération de prolactine via l'activation des GHS-R1a des cellules lactotropes hypophysaires. Ces effets sont dose-dépendants et plus marqués qu'avec l'ipamoréline.
Faire ressentir davantage la faim au cerveau
- En agissant sur les récepteurs de l'hormone de la faim dans le cerveau, il reproduit l'effet stimulant de l'appétit de la ghréline.
- Il active les neurones déclencheurs de la faim dans le noyau arqué et atténue le signal de satiété.
- L'effet sur l'appétit est modéré : plus faible qu'avec le GHRP-6, plus fort qu'avec l'ipamoréline.
▸Formulation clinique
Stimulation de l'appétit
Par l'activation des GHS-R1a hypothalamiques, le GHRP-2 stimule l'appétit — imitant les effets orexigènes de la ghréline endogène. Cela implique l'activation des neurones NPY/AgRP du noyau arqué et la suppression de la signalisation POMC. La stimulation de l'appétit est modérée — moindre qu'avec le GHRP-6 mais supérieure à celle de l'ipamoréline.
Protéger les cellules cardiaques en laboratoire
- Il agit directement sur des récepteurs du tissu cardiaque, sans passer par l'hormone de croissance.
- Dans des conditions de privation d'oxygène, il a réduit la mort des cellules cardiaques et amélioré la contraction du muscle.
- Il dilate aussi les vaisseaux coronaires via l'oxyde nitrique, un gaz naturel qui relâche les vaisseaux.
▸Formulation clinique
Effets cardioprotecteurs
Le GHRP-2 a démontré une activité cardioprotectrice directe indépendante de la libération de GH, agissant sur les récepteurs GHS-R1a cardiaques pour réduire l'apoptose et améliorer la fonction contractile en conditions ischémiques. Il favorise également la vasodilatation coronaire via des mécanismes dépendants de l'oxyde nitrique.
Section 03
Voies biologiques
- Voie PLC/IP3/DAG/calciumL'activation du récepteur GHS-R1a engage Gq/11 pour activer la phospholipase C ; l'IP3 libère le calcium du RE et le DAG active la PKC, déclenchant la fusion et l'exocytose des granules de GH.
- Interaction croisée avec l'AMPcInduit aussi une modeste production d'AMPc via le couplage Gαs et l'activation de l'adénylate cyclase médiée par la PKC, contribuant à la synergie avec les analogues de la GHRH.
- Détection hypothalamique de l'énergie via AMPKDans les neurones hypothalamiques, stimule l'AMPK, capteur énergétique majeur, augmentant la prise alimentaire et modulant le métabolisme énergétique périphérique.
- Voie de croissance GH/IGF-1/MAPKLa GH libérée active la signalisation ERK1/2 MAPK via JAK2-SHC-Ras, favorisant la prolifération cellulaire, la différenciation et la réparation tissulaire aux côtés de l'IGF-1/PI3K/Akt.
Section 04
Informations de dosage
D-Ala-D-βNal-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH2| Voie / système | Contexte | Plage étudiée | Limite |
|---|---|---|---|
| Intraveineuse — test diagnostique | Approuvé au Japon : test de déficit en hormone de croissance | 100 µg en une injection, quel que soit le poids — environ 1,1–1,4 µg/kg à 70–90 kg ; l'hormone de croissance est ensuite mesurée deux heures | Le seul usage approuvé de cette molécule au monde : une injection pour mesurer l'hypophyse, pas pour traiter. Un test unique ne dit rien d'un usage répété. |
| Perfusion sous-cutanée — 30 jours | Hommes et femmes âgés à faible hormone de croissance | 1 µg/kg par heure en continu pendant 30 jours — environ 1,7–2,2 mg par jour à 70–90 kg ; au 30e jour l'hormone de croissance restait 1,8 fois au-dessus | Une pompe en continu, pas des injections : c'est l'apport constant qui a maintenu l'IGF-1. Dix-sept personnes, trente jours, aucun résultat de force ni de physique. |
| Perfusion sous-cutanée — appétit | Sept hommes sains minces, une perfusion de 270 minutes | 1 µg/kg par heure pendant 270 minutes avant un buffet ; la prise alimentaire a monté d'environ 36% contre sérum physiologique, et chacun a mangé plus | Le débit qui élève l'hormone de croissance pousse aussi à manger. Un repas chez sept hommes mesure l'appétit, pas le poids, ni des semaines de ce régime. |
| Intranasale — essai chez l'enfant | Quinze enfants de petite taille, de 6 à 24 mois | 5–15 µg/kg deux à trois fois par jour ; la vitesse de croissance est passée de 3,7 à 6,1 cm par an à six mois, l'IGF-1 et l'IGFBP-3 n'ont pas bougé | Des enfants en croissance, cartilages ouverts : un critère que les adultes n'ont pas. Même là, l'IGF-1 est resté plat : les pics n'ont pas atteint le marqueur. |
| Sous-cutanée — auto-administration | Pratique en circulation, hors de tout essai | 100–300 µg par injection, une à trois fois par jour — environ 1,1–4,3 µg/kg à 70–90 kg ; la dose fixe de 100 µg sert à tout poids | Pratique en circulation, pas un résultat. Chez l'humain, on dosait au kilogramme, en injection unique ou par pompe ; les doses fixes répétées, jamais testées. |
Résultats
Niveau de remplissage de la seringue (seringue 100u)
Définissez des valeurs pour : Dose recommandée par kg.
Usage recherche uniquement. Ces informations sont à des fins éducatives et de recherche uniquement. Non destinées à un avis médical ou à l'automédication.
Section 05
Protocoles
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Section 06
Stabilité et conservation
Matériel lyophilisé
Fourni sous forme de poudre lyophilisée blanche ; conservé à -20 °C pour un stockage à long terme (18-24 mois) ou à 2-8 °C jusqu'à 6 mois. Il est protégé de la lumière et de l'humidité, et reconstitué avec de l'eau bactériostatique en une solution claire et incolore.
Après reconstitution
La solution reconstituée est conservée à 2-8 °C et utilisée dans les 21-28 jours ; elle n'est pas recongelée après le mélange. Ses substitutions en D-acides aminés lui confèrent une meilleure résistance à la dégradation par les protéases que les peptides natifs, bien que sa stabilité en solution à température ambiante reste seulement modérée.
Section 07
Effets secondaires et précautions
Parmi les effets rapportés du GHRP-2 figurent la stimulation de l'appétit, la rétention d'eau et des élévations transitoires du cortisol et de la prolactine, ainsi que des symptômes de compression nerveuse et des réactions locales et transitoires mineures et spontanément résolutives.
Augmentation de l'appétit
Le GHRP-2 stimule significativement l'appétit via l'activation des récepteurs de la ghréline dans l'hypothalamus. Cet effet culmine 20 à 30 minutes après l'injection et peut durer 1 à 2 heures ; il est moins prononcé qu'avec le GHRP-6 mais plus marqué qu'avec l'ipamoréline.
Rétention d'eau
Une rétention hydrique légère, en particulier au niveau des extrémités et du visage, est fréquente durant les premières semaines d'utilisation. Il s'agit d'un effet de classe de la stimulation de la GH qui s'atténue généralement en 2 à 4 semaines.
Élévation du cortisol et de la prolactine
- Le cortisol augmente de façon transitoire de 15 à 30 %, surtout aux doses élevées ; pas cliniquement significatif chez les personnes en bonne santé, mais distingue le GHRP-2 d'agents sélectifs comme l'ipamoréline.
- La prolactine augmente aussi modérément, y compris en cas d'utilisation chronique ; chez la plupart, les niveaux restent dans la plage normale, chez les personnes prédisposées à ces effets.
Engourdissements et picotements
Des symptômes évoquant le syndrome du canal carpien peuvent survenir en cas d'élévation prolongée de la GH, liés à la rétention hydrique affectant des zones de compression nerveuse. Ces symptômes s'améliorent avec une dose plus faible.
Réactions au site d'injection et effets transitoires
- Une douleur locale légère et une rougeur au site d'injection sont fréquentes et spontanément résolutives.
- Des étourdissements ou une brève sensation de tête légère après l'injection sont rapportés par certains utilisateurs et se résolvent généralement en quelques minutes.
Section 08
Statut réglementaire
Partout ailleurs, le peptide reste un composé de recherche non approuvé, et il est purement et simplement interdit en compétition.
Japon / PMDA
Approuvé, mais uniquement comme diagnostic
Kaken Pharmaceutical le commercialise sous le nom GHRP Kaken 100, un test à dose unique pour le déficit en hormone de croissance chez l'adulte et l'enfant de plus de quatre ans ; il n'a aucune approbation comme traitement continu.
FDA / EMA
Non approuvé pour aucune indication
Ni la FDA ni l'EMA n'ont autorisé GHRP-2 à usage thérapeutique ou diagnostique aux États-Unis ou dans l'Union européenne ; il est vendu par des fournisseurs de produits chimiques de recherche, pour un usage en laboratoire uniquement.
AMA / WADA
Interdit au titre de la catégorie S2
GHRP-2 est un peptide libérateur d'hormone de croissance relevant de la catégorie S2 (hormones peptidiques, facteurs de croissance et substances apparentées) de la liste des interdictions ; l'interdiction vise tout sportif, en permanence, en compétition comme hors compétition.
Une approbation diagnostique dans un pays ne s'étend pas à un usage thérapeutique ailleurs et ne dit rien des produits vendus en dehors de cette présentation approuvée. Le statut réglementaire diffère selon les juridictions et évolue dans le temps — vérifiez les règles actuelles de votre propre autorité et de votre fédération sportive avant de vous y fier.
Section 09
Études de recherche
- [1]A Receptor in Pituitary and Hypothalamus That Functions in Growth Hormone ReleaseHoward AD, Feighner SD, Cully DF, et al. · Science · 1996
- [2]Ghrelin is a growth-hormone-releasing acylated peptide from stomachKojima M, Hosoda H, Date Y, Nakazato M, Matsuo H, Kangawa K. · Nature · 1999
- [3]Growth hormone-releasing peptide (GHRP)Bowers CY. · Cellular and Molecular Life Sciences · 1998
- [4]Unnatural Growth Hormone-Releasing Peptide Begets Natural GhrelinBowers CY. · Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism · 2001
- [5]Effects of GHRP-2 and Hexarelin, Two Synthetic GH-Releasing Peptides, on GH, Prolactin, ACTH and Cortisol Levels in Man. Comparison with the Effects of GHRH, TRH and hCRHArvat E, Di Vito L, Maccagno B, et al. · Peptides · 1997
- [6]Concordant and discordant adrenocorticotropin (ACTH) responses induced by growth hormone-releasing peptide-2 (GHRP-2), corticotropin-releasing hormone (CRH) and insulin-induced hypoglycemia in patients with hypothalamopituitary disorders: evidence for direct ACTH releasing activity of GHRP-2Kimura T, Shimatsu A, Arimura H, et al. · Endocrine Journal · 2010
- [7]Growth Hormone Releasing Peptide-2 (GHRP-2), Like Ghrelin, Increases Food Intake in Healthy MenLaferrere B, Abraham C, Russell CD, Bowers CY. · Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism · 2005
- [8]A Simple Test for Growth Hormone Deficiency in AdultsMahajan T, Lightman SL. · Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism · 2000
- [9]Pretreatment with Growth Hormone-Releasing Peptide-2 Directly Protects against the Diastolic Dysfunction of Myocardial Stunning in an Isolated, Blood-Perfused Rabbit Heart ModelWeekers F, Van Herck E, Isgaard J, Van den Berghe G. · Endocrinology · 2000
- [10]GH-releasing peptides improve cardiac dysfunction and cachexia and suppress stress-related hormones and cardiomyocyte apoptosis in rats with heart failureXu XB, Pang JJ, Cao JM, et al. · American Journal of Physiology-Heart and Circulatory Physiology · 2005
Section 10
Questions fréquentes
Oui, pour l'augmentation de l'hormone de croissance — c'est l'action la mieux documentée de la famille des GHRP. Le GHRP-2 (pralmoréline) est approuvé au Japon spécifiquement comme test diagnostique du déficit en GH : une injection unique de 100 µg provoque de façon fiable un pic de GH, mesuré pendant deux heures, un seuil inférieur à 9-15 ng/mL étant utilisé pour signaler un déficit. Au-delà de cet usage diagnostique, les preuves chez l'humain pour d'autres bénéfices allégués comme l'amélioration de la composition corporelle sont beaucoup plus minces ; la seule étude animale pertinente a en réalité montré qu'il augmentait la masse grasse chez la souris, l'inverse de ce qui est allégué.
Oui — dans une étude contrôlée, sept hommes minces et en bonne santé ayant reçu une perfusion de GHRP-2 de 270 minutes avant un repas en buffet ont mangé environ 36 % de plus que sous solution saline, et chaque participant a mangé davantage. Cela reflète l'effet stimulant de l'appétit de la ghréline, l'hormone naturelle qui active le même récepteur. Cet effet est décrit comme modéré par rapport aux autres GHRP — moins prononcé que le GHRP-6, plus que l'ipamoréline — culminant 20 à 30 minutes après l'injection et durant 1 à 2 heures.
La seule dose approuvée est à visée diagnostique : une injection unique de 100 µg, quel que soit le poids corporel, pour tester la fonction hypophysaire. Les essais de recherche ont utilisé des schémas très différents — une pompe continue délivrant 1 µg/kg par heure en continu pendant 30 jours chez des adultes âgés, ou 5 à 15 µg/kg deux à trois fois par jour par spray nasal chez des enfants de petite taille. L'auto-administration en dehors de tout essai circule à 100-300 µg par injection, une à trois fois par jour — un schéma répété à dose fixe qui n'a en réalité jamais été testé dans la recherche publiée chez l'humain.
Les effets les plus constants sont une augmentation de l'appétit, une rétention d'eau légère qui s'atténue généralement en 2 à 4 semaines, et des hausses transitoires du cortisol (15 à 30 %) et de la prolactine — plus marquées qu'avec des agents plus sélectifs comme l'ipamoréline. Certaines personnes rapportent des picotements ou un engourdissement de type canal carpien liés à la rétention hydrique, ainsi que des réactions légères au site d'injection et de brefs vertiges après l'administration.
Il dispose d'une approbation étroite : le Japon l'autorise comme agent diagnostique pour le dépistage du déficit en hormone de croissance, commercialisé sous le nom de GHRP Kaken 100. La FDA, l'EMA et les autres grands régulateurs ne l'ont approuvé pour aucun usage, si bien qu'ailleurs il est vendu et classé comme composé de recherche. L'AMA l'interdit dans la catégorie S2 (hormones peptidiques et facteurs de croissance), en et hors compétition.
À poids égal, le GHRP-2 produit la libération de GH la plus forte parmi les GHRP d'origine, classés GHRP-2 > GHRP-6 > hexaréline. Mais le GHRP-6 provoque une stimulation de l'appétit plus forte et une élévation plus marquée du cortisol et de la prolactine que le GHRP-2. Les deux ne sont donc pas simplement meilleurs ou moins bons l'un que l'autre — le GHRP-2 est le stimulus de GH le plus puissant par microgramme, tandis que le GHRP-6 pousse plus fort du côté de la faim et du débordement hormonal.
La poudre lyophilisée se conserve 18 à 24 mois à -20 °C ou jusqu'à 6 mois à 2-8 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Ses substitutions par des acides aminés D le rendent plus résistant à la dégradation enzymatique qu'un peptide naturel, bien qu'il ne conserve qu'une stabilité modérée en solution à température ambiante. Une fois reconstitué, conservez-le à 2-8 °C, utilisez-le dans les 21 à 28 jours, et ne le recongelez pas.