35 acides aminés

ExpérimentalSommeil et récupération

DSIP

Aussi connu sous : Delta Sleep-Inducing Peptide, Factor Delta, DSIP Peptide

Masse moléculaire
848.82 Da
Formule
C35H48N10O15
CAS
62568-57-4
Voies d'administration
3

Le Peptide Inducteur du Sommeil Delta (DSIP) est un nonapeptide naturel, isolé pour la première fois en 1977 à partir du sang veineux cérébral de lapins pendant un sommeil induit électriquement, par le groupe suisse Schoenenberger-Monnier. Nommé d'après sa capacité à induire le sommeil delta (à ondes lentes) chez le lapin, le DSIP s'est depuis révélé avoir des effets physiologiques bien plus larges, allant au-delà de la modulation du sommeil pour inclure la régulation de la réponse au stress, la modulation de la douleur, la fonction endocrinienne et l'activité antioxydante. Le DSIP est présent dans le plasma sanguin humain, le liquide céphalorachidien et le lait maternel, avec des concentrations montrant une variation circadienne — atteignant un pic pendant les heures nocturnes. Malgré des recherches approfondies menées sur quatre décennies, son récepteur précis et son mécanisme de signalisation principal restent incomplètement caractérisés, faisant du DSIP l'un des peptides bioactifs les plus énigmatiques en neurosciences. Au-delà de la promotion du sommeil, la recherche sur le DSIP a révélé des propriétés protectrices contre le stress (adaptogènes), la normalisation des rythmes circadiens perturbés, la réduction des symptômes de sevrage liés à la drogue et à l'alcool, ainsi que la modulation de la sécrétion des hormones hypophysaires. Il est utilisé cliniquement dans certains pays pour l'insomnie et les troubles du sommeil.

À des fins éducatives et de recherche uniquement
Dernière mise à jour:Vérifier les sources scientifiques

Section 01

À quoi il sert

Insomnie

La recherche sur le DSIP porte surtout sur les troubles du sommeil, notamment le manque de sommeil profond. Les études montrent un endormissement plus rapide, un sommeil plus long et une meilleure qualité perçue, surtout si altérée.

Humains
Formulation clinique

La principale application de recherche du DSIP concerne les troubles du sommeil, en particulier ceux impliquant une réduction du sommeil à ondes lentes. Des études cliniques démontrent des améliorations de la latence d'endormissement, du temps de sommeil total, de l'efficacité du sommeil et de la qualité subjective du sommeil. Il est particulièrement efficace pour normaliser une architecture du sommeil perturbée.

Stress chronique

Le DSIP est étudié dans le stress chronique. Les études ont montré une normalisation du cortisol, l'hormone du stress, une meilleure résistance au stress et nettement moins d'anxiété chez les personnes concernées.

Humains
Formulation clinique

Les propriétés adaptogènes du DSIP en font un candidat de recherche pour les états de stress chronique. Des études montrent une normalisation des rythmes du cortisol, une meilleure résilience au stress et une réduction des scores d'anxiété chez des sujets soumis à un stress chronique.

Syndromes de sevrage

Les études montrent que le DSIP réduit les symptômes de sevrage aux opioïdes et à l'alcool — anxiété, insomnie, troubles végétatifs et envie de consommer — en normalisant les systèmes opioïde et GABA perturbés par la dépendance.

Humains
Formulation clinique

Des études cliniques démontrent que le DSIP réduit les symptômes de sevrage aux opioïdes et à l'alcool, notamment l'anxiété, l'insomnie, le dysfonctionnement autonome et le craving. Le mécanisme implique une normalisation des systèmes opioïde endogène et GABAergique perturbés par la dépendance aux substances.

Douleur chronique

Le DSIP a été étudié dans la douleur chronique — céphalées et migraine, fibromyalgie (douleur musculaire diffuse) et douleur neuropathique due à des lésions nerveuses. Il agirait sur le système opioïde avec un effet analgésique.

HumainsAnimauxDonnées limitées
Formulation clinique

Les propriétés modulatrices des opioïdes et analgésiques directes du DSIP ont été étudiées pour des affections douloureuses chroniques, notamment les céphalées/migraines, la fibromyalgie et la douleur neuropathique.

Biorythmes perturbés

Le DSIP est étudié pour le décalage horaire, les troubles du sommeil liés au travail posté et les perturbations du rythme circadien liées à l'âge. Les études ont observé une resynchronisation des rythmes veille-sommeil perturbés.

AnimauxDonnées limitées
Formulation clinique

La recherche sur le DSIP s'intéresse au décalage horaire, au trouble lié au travail posté et à la perturbation circadienne liée à l'âge. Ses propriétés chronobiotiques aident à resynchroniser les rythmes veille-sommeil perturbés.

Maladies cérébrales liées à l'âge

Les propriétés antioxydantes et neuroprotectrices du DSIP sont étudiées en lien avec les maladies cérébrales liées au vieillissement, généralement marquées par un stress oxydatif et des troubles chroniques du sommeil.

AnimauxDonnées limitées
Formulation clinique

Les propriétés antioxydantes et neuroprotectrices du DSIP sont étudiées dans le contexte des maladies neurodégénératives, où le stress oxydatif et la perturbation du sommeil sont des caractéristiques marquantes.

Section 02

Mécanisme d'action

Mécanisme 01

Approfondir le sommeil au maximum

  • Le DSIP est décrit comme favorisant le sommeil profond à ondes lentes en agissant sur les régions cérébrales qui régulent le sommeil.
  • Il renforcerait la signalisation apaisante dans le principal noyau cérébral déclencheur du sommeil.
  • Il est décrit comme calmant les cellules nerveuses favorisant l'éveil de l'hypothalamus latéral.
  • L'effet net annoncé est un déplacement de l'architecture du sommeil vers davantage de sommeil profond.
Formulation clinique

Promotion du sommeil à ondes delta

Le DSIP favorise le sommeil lent (à ondes delta) en modulant l'activité neuronale dans les régions cérébrales régulant le sommeil. Il renforce la signalisation GABAergique dans l'aire préoptique ventrolatérale (VLPO) — le principal noyau actif pendant le sommeil — tout en supprimant les neurones à orexine/hypocrétine de l'hypothalamus latéral, qui favorisent l'éveil. L'effet net est un déplacement de l'architecture du sommeil vers une augmentation du sommeil profond de stade 3/4.

Mécanisme 02

Stabiliser le système hormonal du stress

  • Le DSIP est décrit comme un peptide protecteur contre le stress agissant sur l'axe hormonal du stress du corps.
  • Il réduirait l'excès de cortisol et le signal hypophysaire du stress (ACTH) lors d'un stress chronique.
  • Les réponses appropriées au stress à court terme sont décrites comme préservées plutôt qu'atténuées.
  • Cet ajustement à double sens est ce qui distingue les adaptogènes des simples suppresseurs de stress.
Formulation clinique

Modulation de la réponse au stress (adaptogène)

Le DSIP agit comme un peptide protecteur contre le stress (adaptogène). Il normalise la réponse de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien au stress — réduisant la libération excessive de cortisol et d'ACTH lors d'un stress chronique tout en préservant les réponses appropriées au stress aigu. Cette modulation bidirectionnelle est caractéristique des adaptogènes plutôt que des simples suppresseurs de stress.

Mécanisme 03

Ramener doucement les hormones vers l'équilibre

  • Le DSIP est décrit comme ajustant la libération hormonale hypophysaire dans un sens normalisateur.
  • Il stimulerait la libération de l'hormone lutéinisante et de l'hormone de croissance.
  • Il est décrit comme supprimant l'excès d'un frein de l'hormone de croissance et normalisant le rythme quotidien du cortisol.
  • Ces effets sont décrits comme dépendants du contexte, corrigeant les écarts plutôt que d'imposer une seule direction.
Formulation clinique

Normalisation endocrinienne

Le DSIP module la sécrétion hormonale hypophysaire de manière normalisatrice. Il stimule la libération de LH et de GH, supprime l'excès de somatostatine et normalise les rythmes du cortisol. Ces effets sont dépendants du contexte — le DSIP tend à corriger les écarts par rapport à l'homéostasie plutôt qu'à forcer des changements hormonaux dans une seule direction.

Mécanisme 04

Agir sur le système antidouleur du corps

  • Le DSIP est décrit comme modifiant la signalisation opioïde propre au corps.
  • Il augmenterait un peptide antidouleur naturel (la met-enképhaline) dans le tissu cérébral.
  • La sensibilité des récepteurs opioïdes est également décrite comme modulée.
  • Ceci est présenté comme la base du soulagement de la douleur rapporté et de la réduction des symptômes de sevrage.
Formulation clinique

Interaction avec le système opioïde

Le DSIP module la signalisation opioïde endogène — augmentant les niveaux de met-enképhaline dans le tissu cérébral et modulant la sensibilité des récepteurs opioïdes. Cela contribue à ses propriétés analgésiques et à sa capacité à réduire les symptômes de sevrage aux opioïdes et à l'alcool.

Mécanisme 05

Neutraliser les molécules réactives de l'oxygène

  • Le DSIP est décrit comme neutralisant les molécules réactives de l'oxygène, à la fois directement et indirectement.
  • Il augmenterait l'expression des enzymes antioxydantes propres au corps.
  • Ceci est présenté comme un contributeur possible à ses effets protecteurs, plutôt que comme un fait démontré.
Formulation clinique

Activité antioxydante

Le DSIP présente des propriétés antioxydantes directes et indirectes, neutralisant les espèces réactives de l'oxygène et renforçant l'expression des enzymes antioxydantes endogènes (SOD, catalase). Cela pourrait contribuer à ses effets neuroprotecteurs et protecteurs contre le stress.

Section 03

Voies biologiques

  1. Circuit du sommeil GABAergiqueLe DSIP renforce l'inhibition médiée par les récepteurs GABA-A dans le VLPO et le noyau préoptique médian, favorisant l'activité des neurones actifs pendant le sommeil, tout en inhibant les circuits histaminergiques et noradrénergiques favorisant l'éveil.
  2. Modulation de l'axe HPALe DSIP normalise la libération hypothalamique de CRH, réduisant la production excessive de CRH/ACTH/cortisol sous stress tout en préservant le rythme circadien normal du cortisol via la sensibilité des récepteurs aux glucocorticoïdes.
  3. Voie enképhaline/opioïdeLe DSIP augmente les concentrations cérébrales de met-enképhaline, renforçant la signalisation des récepteurs opioïdes delta, ce qui médie des effets analgésiques et contribue à l'anxiolyse et à la résilience au stress.
  4. Régulation de l'horloge circadienneLe DSIP influence l'expression des gènes de l'horloge centrale et la synthèse de mélatonine, aidant à synchroniser les rythmes circadiens, ce qui pourrait expliquer sa capacité à normaliser des cycles veille-sommeil perturbés.

Section 04

Informations de dosage

Séquence d'acides aminés
Trp-Ala-Gly-Gly-Asp-Ala-Ser-Gly-Glu
Plages rapportées dans les travaux expérimentaux
Voie / systèmeContextePlage étudiéeLimite
Intraveineuse — études du sommeil 1970–80Petits essais européens dans l'insomnie chroniqueEnviron 21 µg/kg (25 nmol/kg) en perfusion lente — 1,5–1,9 mg pour un adulte de 70–90 kg, pendant quatre à sept nuits d'affiléeDe six à seize personnes par essai. En 1987, les auteurs ont qualifié le gain de sommeil de cliniquement peu significatif ; rien de plus grand depuis.
Intraveineuse — traitement du sevrageSéries ouvertes en sevrage alcoolique et opiacé, 1984Les mêmes 21 µg/kg (25 nmol/kg) — 1,5–1,9 mg pour un adulte de 70–90 kg — sur environ deux semaines chez 107 patients hospitalisés (47 alcool, 60 opiacés)Ni groupe témoin ni insu : les médecins traitants ont coté eux-mêmes, tous d'une seule équipe. Quarante ans plus tard, personne ne l'a reproduit.
Sous-cutanée — auto-administrationPratique en circulation, aucune étude humaine publiée100–300 µg une fois le soir — environ 1,1–4,3 µg/kg pour un adulte de 70–90 kg, du cinquième au vingtième des 21 µg/kg perfusésRien ne relie ce chiffre aux données des essais : autre voie, rien de mesuré sous la peau chez l'humain, et rien n'indique qu'il atteigne le cerveau.
Calculateur de doseMasse · concentration · volume · U-100

Valeurs de départ

Paramètres de calcul de dosage

Masse de substance indiquée sur le flacon.

Volume total de solvant ajouté.

70

La dose est calculée à partir de ce poids et de la valeur mcg/kg.

mcg/kg

Échelle générale 1–20 mcg/kg. Choisissez un peptide pour sa plage.

Dose calculée70 kg × mcg/kg

Résultats

Niveau de remplissage de la seringue (seringue 100u)

Vide
ConcentrationMasse de substance dans un millilitre de solution.
Doses par flaconDoses calculées complètes, arrondies à l’entier inférieur.

Définissez des valeurs pour : Dose recommandée par kg.

Usage recherche uniquement. Ces informations sont à des fins éducatives et de recherche uniquement. Non destinées à un avis médical ou à l'automédication.

Section 05

Protocoles

  1. Protocole 01

    DSIP — Protocole d'amélioration du sommeil

    Peptide inducteur du sommeil delta pour améliorer la qualité du sommeil, la récupération et la réduction du stress.

    Orientation
    Sport
    Niveau
    Débutant
    Durée
    8–12 semaines
    Voir le protocole complet

Section 06

Stabilité et conservation

  1. Matériel lyophilisé

    Fourni sous forme de poudre lyophilisée blanche ; conservé à -20 °C pour un stockage à long terme (12-18 mois) ou à 2-8 °C jusqu'à 3 mois. Sa structure linéaire le rend plus fragile que de nombreux autres peptides et sensible à la dégradation par les aminopeptidases, et le résidu tryptophane est sensible à la lumière, d'où une protection contre celle-ci. Il est reconstitué avec de l'eau bactériostatique.

  2. Après reconstitution

    La solution reconstituée est conservée à 2-8 °C et utilisée dans les 14-21 jours. Des conditions acides (pH inférieur à 4) peuvent provoquer une isomérisation de l'aspartate, la solution est donc maintenue proche d'un pH neutre ; pour améliorer sa stabilité, des approches telles que des dérivés phosphorylés ou l'encapsulation ont été explorées.

Section 07

Effets secondaires et précautions

Les études cliniques rapportent des effets indésirables minimes avec le DSIP aux doses thérapeutiques.

  1. Quand la somnolence persiste jusqu'au matin

    La somnolence est l'effet attendu et généralement recherché, mais elle peut persister jusqu'au lendemain matin si la dose est prise trop près de l'heure du réveil.

    Le DSIP est généralement administré 30 à 60 minutes avant l'endormissement souhaité.

  2. Courte durée d'action

    La courte demi-vie (~7-8 minutes) limite la durée de l'effet.

    Les effets de maintien du sommeil peuvent ne pas persister toute la nuit, ce qui amène certains à se réveiller plus tôt que souhaité.

  3. Effets légers rapportés

    • Maux de tête occasionnels lors de l'utilisation initiale, se résolvant généralement avec la poursuite de l'administration.
    • Légère rougeur ou inconfort aux sites d'injection sous-cutanée.
  4. Données limitées à long terme

    Des études d'innocuité complètes à long terme ne sont pas disponibles ; la plupart des données cliniques proviennent d'une utilisation à court terme (semaines à mois).

    Certains rapports suggèrent une diminution des effets avec une utilisation quotidienne prolongée, bien que cela ne soit pas systématiquement documenté dans la littérature clinique.

Section 08

Statut réglementaire

Le DSIP n'est approuvé nulle part dans le monde, et en juillet 2026 il est devenu le seul des sept peptides qu'un comité consultatif de la FDA a explicitement refusé de recommander pour une préparation magistrale légale.

Sa trajectoire réglementaire pointe vers un maintien des restrictions, et non vers l'assouplissement que six peptides comparables viennent de recevoir.

  1. FDA / États-Unis

    Non approuvé

    Au 5 août 2026, l'émideltide (DSIP) ne figurait pas sur la 503A Bulks List, et la section 503A n'autorise la préparation à partir d'une substance en vrac que si celle-ci possède une monographie USP/NF, entre dans un médicament approuvé ou figure sur cette liste — aucune voie légale de préparation n'est donc ouverte. En 2023, la FDA l'avait classé en catégorie 2 de la liste provisoire des substances, parmi les composés jugés porteurs d'un risque important.

  2. Réexamen par la FDA

    Un comité a voté contre l'inscription

    Le 24 juillet 2026, le comité consultatif sur les préparations magistrales a voté par 6 voix contre 7 contre l'ajout de l'émideltide (DSIP) à la 503A Bulks List — le seul rejet parmi les sept peptides examinés lors de cette session. Le comité a jugé les preuves insuffisantes pour la voie sous-cutanée proposée ; seules des données intraveineuses peu concluantes existaient.

  3. Usage clinique historique

    Utilisé hors AMM dans quelques pays

    Des médecins en Suisse, en Allemagne et en Russie ont utilisé le DSIP contre l'insomnie et les troubles du sommeil en dehors de toute autorisation de mise sur le marché ; aucun de ces pays ne le recense comme médicament approuvé, et cette pratique ne s'étend pas aux États-Unis.

  4. AMA / WADA

    Absent de la liste des interdictions

    Le DSIP ne figure pas sur la liste des interdictions de l'AMA et n'est classé comme substance contrôlée ni aux États-Unis ni dans l'Union européenne : ses difficultés réglementaires relèvent aujourd'hui du droit du médicament, pas des règles antidopage.

Le rejet par un comité n'est pas une décision définitive. La FDA ne modifie la 503A Bulks List que par une procédure réglementaire distincte, et aucun peptide de cette session n'y avait été ajouté au moment de cette vérification. Le statut réglementaire diffère selon les juridictions et évolue dans le temps : vérifiez les documents à jour de votre propre autorité avant de vous y fier.

Le vote du comité consultatif de la FDA sur les préparations magistrales (Pharmacy Compounding Advisory Committee, PCAC) des 23 et 24 juillet 2026 fait l'objet d'une analyse à part — dans l'article «PCAC 2026 : le vote sur les peptides» (/fr/articles/fda-pcac-2026-peptides). Le comité a examiné le DSIP sous sa dénomination commune internationale, Emideltide, et a voté le 24 juillet contre son inscription sur la 503A Bulks List — 6 voix pour, 7 contre, seul rejet parmi les sept peptides examinés ; ici, le comité a rejoint les évaluateurs de la FDA elle-même, qui avaient déconseillé d'inscrire les sept. Un rejet du comité reste une recommandation et non une décision définitive : la liste ne change que par une procédure réglementaire formelle, généralement 8 à 12 mois, et même une inscription ne ferait pas d'une substance un médicament approuvé.

Section 09

Études de recherche

  1. [1]Characterization of a delta-electroencephalogram (-sleep)-inducing peptideSchoenenberger GA, Monnier M · Proceedings of the National Academy of Sciences · 1977
  2. [2]Delta-sleep-inducing peptide (DSIP): a reviewGraf MV, Kastin AJ · Neuroscience & Biobehavioral Reviews · 1984
  3. [3]Delta sleep-inducing peptide (DSIP): a still unresolved riddleKovalzon VM, Strekalova TV · Journal of Neurochemistry · 2006
  4. [4]Evidence for a role of delta sleep-inducing peptide in slow-wave sleep and sleep-related growth hormone release in the ratIyer KS, Marks GA, Kastin AJ, McCann SM · Proceedings of the National Academy of Sciences · 1988
  5. [5]Effects of delta sleep-inducing peptide on pre- and postsynaptic glutamate and postsynaptic GABA receptors in neurons of the cortex, hippocampus, and cerebellum in ratsGrigor'ev VV, Ivanova TA, Kustova EA, Petrova LN, Serkova TP, Bachurin SO · Bulletin of Experimental Biology and Medicine · 2006
  6. [6]Delta sleep inducing peptide inhibits somatostatin release via a dopaminergic mechanismIyer KS, McCann SM · Neuroendocrinology · 1987
  7. [7]Delta sleep inducing peptide (DSIP) stimulates the release of LH but not FSH via a hypothalamic site of action in the ratIyer KS, McCann SM · Brain Research Bulletin · 1987
  8. [8]Efficacy of DSIP to normalize sleep in middle-aged and elderly chronic insomniacsSchneider-Helmert D · European Neurology · 1986
  9. [9]Delta sleep inducing peptide (DSIP): effect on respiration activity in rat brain mitochondria and stress protective potency under experimental hypoxiaKhvatova EM, Samartzev VN, Zagoskin PP, Prudchenko IA, Mikhaleva II · Peptides · 2003
  10. [10]Effect of delta sleep-inducing peptide on the expression of antioxidant enzyme genes in the brain and blood of rats during physiological agingKutilin DS, Bondarenko TI, Kornienko IV, Mikhaleva II · Bulletin of Experimental Biology and Medicine · 2014

Section 10

Questions fréquentes

Les preuves directes sur le sommeil sont plus faibles que ne le suggère le nom. Une étude croisée en polysomnographie de 1987 chez des insomniaques chroniques a trouvé que le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal n'étaient pas modifiés, et un essai en double aveugle de 1992 chez 16 patients n'a trouvé aucun changement de la qualité subjective du sommeil par rapport au placebo ; les deux ont conclu qu'un éventuel effet était faible et peu susceptible d'avoir un bénéfice thérapeutique majeur. Aucun essai chez l'humain, plus large ou plus récent, sur le sommeil n'a été mené depuis.

Les essais existants ont utilisé environ 21 µg/kg en perfusion intraveineuse lente, soit environ 1,5 à 1,9 mg pour un adulte de 70-90 kg. La pratique d'auto-administration qui circule utilise 100 à 300 µg une fois le soir en sous-cutané — de un cinquième à un vingtième de la dose d'essai, par une voie différente, sans qu'on ait mesuré si une injection sous-cutanée atteint même le cerveau.

Les données chez l'humain contredisent cette affirmation. L'unique étude hormonale chez l'humain identifiée, un essai de perfusion de 1995, a trouvé que le DSIP n'affectait ni la sécrétion d'ACTH ni celle de cortisol chez l'humain. Les changements de corticostérone et les effets anxiolytiques souvent cités pour le DSIP proviennent de protocoles de stress chez le rat et d'une étude en labyrinthe en croix surélevé chez la souris, pas d'essais chez l'humain.

Une série ouverte et non contrôlée de 1984 a administré du DSIP par voie intraveineuse à 107 patients hospitalisés — 47 en sevrage alcoolique, 60 en sevrage aux opiacés — et a rapporté une réduction des symptômes de sevrage. Il n'y avait ni groupe témoin ni aveugle, les médecins traitants notaient eux-mêmes les résultats, et personne n'a reproduit l'étude au cours des quatre décennies suivantes.

Les études cliniques décrivent un profil de sécurité globalement favorable aux doses testées. Une somnolence est attendue et peut persister jusqu'au lendemain matin si la prise se rapproche trop de l'heure du réveil ; des maux de tête légers occasionnels et des réactions au site d'injection sont également rapportés. La courte demi-vie du DSIP, environ 7 à 8 minutes, signifie qu'un éventuel effet de maintien du sommeil pourrait ne pas durer toute la nuit, et les données de sécurité à long terme au-delà de quelques semaines à quelques mois d'usage ne sont pas disponibles.

Le DSIP n'a aucune approbation de la FDA et est classé comme composé de recherche expérimental aux États-Unis et dans la plupart des pays occidentaux, bien qu'il ait été utilisé en clinique contre l'insomnie dans certains pays européens et en Russie. Il ne figure pas sur la liste des substances interdites de l'AMA et n'est pas une substance contrôlée.

La poudre lyophilisée se conserve à -20 °C pendant 12 à 18 mois, ou à 2-8 °C jusqu'à 3 mois, et à l'abri de la lumière car son résidu de tryptophane est photosensible. Une fois reconstituée, la solution se conserve à 2-8 °C et s'utilise dans les 14 à 21 jours, maintenue à un pH proche de la neutralité car des conditions acides peuvent dégrader le peptide.